Surprise de l'été "Bon Baiser de Bruges" de de Martin McDonagh



Après un contrat qui a mal tourné à Londres, deux tueurs à gages reçoivent l'ordre d'aller se faire oublier quelque temps à Bruges.
Ray est rongé par son échec et déteste la ville, ses canaux, ses rues pavées et ses touristes. Ken, tout en gardant un oeil paternaliste sur son jeune collègue, se laisse gagner par le calme et la beauté de la cité.
Alors qu'ils attendent désespérément l'appel de leur employeur, leur séjour forcé les conduit à faire d'étranges rencontres avec des habitants, des touristes, un acteur américain nain tournant un film d'art et essai européen, des prostituées et une jeune femme qui pourrait bien cacher quelques secrets aussi sombres que les leurs...
Quand le patron finit par appeler et demande à l'un des tueurs d'abattre l'autre, les vacances se transforment en une course-poursuite surréaliste dans les rues de la ville...
Positif - Eithne O'Neill :
Truffé de dialogues théâtraux et juteux, de plongées du haut de beffrois, le film contient une mise en abyme du cinéma, l'ensemble étant d'une incorrection politique jouissive. Divertissement pur et réussi.
Libération - Gilles Renault :
Malgré une promo idiote, Bons Baisers... est un film à voir. (...) Surtout, l'ambiguité gagne du terrain à mesure que les notions de culpabilité et de rémission interfèrent avec la dérision.
GOMORRA film Evenement de Matteo Garrone

On ne partage pas un empire d'une poignée de main, on le découpe au couteau." Cet empire, c'est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang.
Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.
video en avant première :campagne d'abonnement 08/09 du Théatre Durance
vous pouvez donner votre avis sur cette video ,en publiant un commentaire ci-dessous.
Soit je meurs, soit je vais mieux (Les inroks)
Soit je meurs, soit je vais mieux s’inscrit dans cette veine de douce et inquiétante étrangeté, et commence par poser une équation : 2/2 + 2x2 + 1 = ? Soit une mère et son fils adolescent qui déménagent suite à une séparation. Maman fantasque et surprotectrice, gamin déstabilisé et renfrogné. Dans son nouveau lycée, deux jumelles antillaises, muettes, mystérieuses, séduisantes. 2 + 1 = 3 solitudes qui s’allient. Le garçon s’attache aux deux sœurs, ces dernières l’entraînent dans de drôles de jeux : “visiter” clandestinement les maisons cossues des bourgeois du quartier, essayer leurs garde-robes, tester leurs parfums luxueux, siffler des cocktails forts et fumer des cigarettes qui font rire, rejouer la lutte des classes versant Arsène Lupin ou Les 400 Coups chez les riches.
La réussite du film consiste à demeurer dans un entre-deux entre l’enfance et la revanche sociale, entre le ludisme et le danger, entre le jeu de pistes et la délinquance, sans jamais verser dans le psychologisme lourdingue ou le jugement moral. A côté de cet étrange trio, la difficulté d’une relation mère-fils avec père absent et passage délicat de l’adolescence est explorée avec justesse et fantaisie – grâce en soit rendue à une étonnante Florence Thomassin. En ado socialement complexé et affectivement chamboulé, François Civil est bien aussi. Les jumelles sont incarnées avec beaucoup d’aplomb, de force et d’opacité par Karine et Marine Barbosa (simple homonymie avec la cinéaste).Comme souvent chez Laurence Ferreira Barbosa, la mise en forme paraît a priori un peu timide, en deçà, un tantinet passe-partout. Comme toujours, cette apparente neutralité formelle est au service de situations surprenantes et de personnages à l’intériorité riche et complexe qui se dévoilent et évoluent en cours de film. Et derrière l’aspect doucement saugrenu de Soit je meurs…, son léger parfum de révolte ludique, Ferreira Barbosa fait ici passer en sourdine une certaine violence sociale, un esprit séditieux qui pour ne pas être formulés explicitement n’en sont pas moins réels. Dommage que, comme souvent dans le cinéma français, l’ordre social et le principe de réalité finissent par triompher de l’utopie. Mais Ferreira Barbosa aura fait entendre sa petite musique singulière, qui résonne encore aux oreilles après la fin du film.
S.KAGANSKI
16 juillet 2008
FILM SURPRISE
Soirée
surprise
En collaboration avec Memento Films Distribution etl 'association Sud par
Sud-Est ,le Cinématographe vous proposons une «Soirée surprise»
Le MERCREDI 09 JUILLET à 21H15
Il est français et il dure 1h25
Son point de départ est celui d'une comédie de situation, un quiproquo banal.
On y croise des personnages savoureux, souvent drôles et décalés...

